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À la Région c’est toujours moins pour le train

Intervention de Véronique Mahé lors du vote du budget primitif 2026 de la Région Pays de la Loire :

"Madame la Présidente, chers collègues,
Le budget que vous nous présentez aujourd’hui est « raboté » de 15,6 millions d’euros. 

15,6 millions d’euros, ce n’est pas un détail technique : ils s’ajoutent aux 82 millions de coupes déjà effectuées en 2025. Encore et encore… « Madame la Présidente, notre question est simple : quand vous dites faire 15 millions d’« économies », où coupez-vous très exactement ? » Nous n’osons pas imaginer que vous puissiez toucher au ferroviaire, alors même que vous avez déjà appuyé sur tous les leviers possibles : baisse d’investissement, hausses tarifaires, mise en concurrence.

Certes, la fréquentation TER a bondi de 44 % en quatre ans ; vos propres communications parlent d’un TER « victime de son succès ». Mais ce succès, ce sont aussi des trains surchargés, des retards récurrents, des suppressions de dessertes. On l’a vu sur Nantes–Pornic, Nantes–Saint‑Gilles, avec 202 pannes en 2024 sur ces seules lignes, une végétation non maîtrisée qui perturbe le trafic, des rames insuffisantes. Et au guichet, des usagers qui voient régulièrement les tarifs augmenter. Cette réalité, les Ligériennes et les Ligériens la vivent tous les jours.

Surtout, vos arbitrages mettent en concurrence les solidarités. D’un côté, vous assumez la casse des budgets culturels, sportifs et associatifs, dénoncée par les acteurs eux‑mêmes comme une véritable « casse des politiques publiques » en Pays de la Loire. De l’autre, vous refusez d’ouvrir le débat sur de nouvelles recettes, comme une contribution sur les mobilités que d’autres régions assument.

Dans le même temps, votre trajectoire budgétaire sur le rail n’est pas neutre. Les documents financiers montrent une baisse nette de l’investissement ferroviaire entre 2025 et 2026. Autrement dit : moins d’investissement dans le réseau et le matériel, mais toujours plus de moyens pour faire tourner une machine contractuelle complexe, éclatée, où la SNCF et ses filiales sont contraintes de gérer la pénurie, et où la Région renvoie la responsabilité sur les opérateurs.

Ce choix est en totale contradiction avec vos discours sur l’urgence climatique et sociale. Au niveau national, tout le monde reconnaît qu’il faut un effort massif sur le rail pour réduire les émissions, développer le fret et les transports du quotidien. Ici, en Pays de la Loire, vous demandez aux habitants de laisser la voiture au garage, mais vous prenez le risque de casser le service public ferroviaire. Dans notre région, près de 8 actifs sur 10 sont contraints de prendre leur voiture pour se rendre à leur travail. Ce qui représente des émissions de CO2 par personne de 14 kg par semaine, quand la moyenne française est de 13,6. Les chiffres sont têtus. Moins d’investissement, c’est moins d’alternatives à la voiture, et à l’autosolisme surtout quand vous reculez aussi sur l’aide au covoiturage. 

Notre groupe porte une autre logique. Le ferroviaire ne doit pas être une variable d’ajustement dans un plan d’austérité régionale. C’est un droit, un outil de justice sociale et une condition de la transition écologique. On ne fera pas plus de trains, plus fiables, moins carbonés, avec moins d’argent public, des hausses tarifaires automatiques et une mise en concurrence fragmentée du réseau.
 
Madame la Présidente, dire aujourd’hui que le ferroviaire serait « sanctuarisé » relève de la fiction politique. À défaut de réponses claires sur l’origine de vos 15 millions d’« économies » et sur la protection réelle du service public ferroviaire, notre groupe ne pourra pas cautionner ce budget qui rabote les politiques publiques tout en laissant le TER au bord de la rupture."