Avenir d’Arcelor Basse-Indre : Alain Bocquet écrit au premier ministre

En novembre dernier, le député communiste Alain Bocquet, invité par la section de Basse-Loire du Parti Communiste Français, rencontrait les syndicalistes de l’usine Arcelor Mittal Basse-Indre.

A la suite de cette rencontre, il y a quelques semaines le député communiste écrivait au premier ministre afin que celui-ci et son gouvernement pèsent « en faveur du maintien du fonctionnement de laminoir de Basse-Indre ».

Comme il le rappelle au chef du gouvernement, Arcelor Basse Indre ce sont 120 salariés en CDI, 150 intérimaires et  cotraitants qui, face au transfert de l’activité décapage et laminage à Florange, sont préoccupés par l’avenir de leur  usine. Avenir scellé par l’accord national obtenu par Lakshmi Mittal en décembre 2012 : « un non-sens industriel, économique et environnemental » pour le député. « Environnemental car le transfert à Florange des deux premières phases du process aboutira à multiplier les transports terrestres […]. Industriel, car compte tenu de la spécificité des métiers et des savoir-faire acquis et maîtrisés par l'usine de Basse-Indre, les risques existent de pertes de qualité des produits et de capacité à fournir aux clients de l'entreprise, les quantités attendues dans les délais impartis […]. Economique, vu le surcoût engendré lors d'éventuelles « non qualité» du produit, et lié au manque de réactivité possible, compte tenu de l'éloignement des sites ». « Enfin, ajoute-t-il, la perspective de mise en veille du laminoir repoussée du 1er janvier au 1er avril, est d'autant moins acceptable que cette mesure, différée du fait du niveau actuel de qualité, est présentée de plus, comme temporaire si l'évolution globale des marchés devait conduire à un retour des volumes de commandes. Or la politique commerciale mise en œuvre cette année permet déjà de capter des parts de marchés, et devrait permettre de saturer le site de Basse-Indre.

Pourquoi dans un tel contexte, persévérer dans l'arrêt temporaire du laminoir de Basse-Indre alors que celui de Florange va rapidement arriver à saturation et ne pourra pas alimenter les deux sites ? » Dans ce contexte une seule logique prime « maintenir l'outil de production en fonctionnement et les personnels en place, au-delà du 1er avril prochain […]. S'ajoute à ces éléments la question sociale puisque une soixantaine de salariés vont se voir imposer un reclassement à l'intérieur du site, avec un rythme de travail bouleversé. […]

L'avenir du site ArcelorMittal de Basse-Indre constitue un défi qu'il importe de relever en préservant l'activité, les moyens, la spécificité industrielle et les emplois de l'entreprise »: un appel que le gouvernement doit entendre.

  • A.Bocquet au premier ministre
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